Pour la tournée de OÙ à Toulouse nous vous proposons :
Grégory LE LAY en collaboration avec David OPPETIT
un partenariat OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel – Tapis Vert gallery
OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel présente l’exposition de Grégory Le Lay en collaboration avec David Oppetit à l’Espace Croix-Baragnon
Dans le cadre de Graphéine 4 – Saison du dessin contemporain / événement Pinkpong réseau d’art contemporain de l’agglomération de Toulouse .
Espace Croix Baragnon
24, Rue Croix Baragnon – 31000 Toulouse
Tél. 0562276060
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Artistes invités par le réseau MARSEILLE EXPOS : (artistes pressentis) ; Liste des artistes : Christophe BOURSAULT, Dorota BUCZKOWSKA, Dominique CASTELL, Francisco DA MATA, Jérémy DELHOME, Fabien GRANET, Francis de HITA, Hildegarde LAZSAC, Ahram LEE, Grégory LE LAY en collaboration avec David OPPETIT, Muriel MODR, Elodie MOIRENC, Jean-Baptiste SAUVAGE, Caroline SURY et Joào VILHENA
Titre : « Marseille exp(l)ose »
Du 8/11 au 15/12/2012 : vernissage le 13 novembre
Galerie et Espace III
D’un commun désir, Pinkpong et Marseille expos lancent un échange entre leurs deux réseaux, leurs membres et leurs publics.
En novembre 2012, le réseau toulousain invite les membres de Marseille expos à investir les espaces d’exposition de Croix-Baragnon dans le cadre de la quatrième édition de Graphéine. En janvier 2013, Marseille expos invitera à son tour Pinkpong à investir son espace la galerie Hors-les-Murs / HLM pour le lancement de Marseille Provence 2013 – Capitale Européenne de la Culture.
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Grégory Le Lay : greg lelay la li <grelelay@yahoo.fr>, 0684725346 – http://grelelay.blogspot.fr/ –
Né le 05/10/1977 dans le Vars (83), Grégory Le Lay est un plasticien performeur français. Il travaille à la mise en scène de performances sonores et développe différents projets en intéraction avec l’environnement, les habitants et les animaux. Cet artiste réalise comme il le définit lui même un travail “intermedia”, associant, photo, son, video, dessins, textes, installations, sculptures. Il collabore également depuis une dizaine d’années avec David Oppetit sur différents projets sonores à travers l’Europe. ; vivant et travaillant à Marseille 71 rue Jean Cristofol 3ème et à Sao Miguel (Açores).
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David Oppetit : <mrflak@no-log.org>, 0677610997 –
Né en 1976 à Marseille, David Oppetit est un musicien français, quel que soit le pseudo ou le projet derrière lequel il se cache, David Oppetit casse les oreilles de ta famille. Défricheur de talent, David OpP, D*opP ou Barry Wet, via les projets K17, Gli Storp, Barry Wet & Bim Johnson ou encore Spotnvulvoil.prog met à mal ton éducation musicale bourgeoise et conformiste. L’homme-octopus manie les projets comme d’autres font du bilboquet, construit ses instruments lui-même, réconcilie l’electro et l’acoustique, le sonnant et le dissonant et emmène dans les bars des capitales du monde, son barda mobile pour coller ses claques sonores (à moins que ce ne soit du tarama) dans la tronche des convives suçotant leurs olives. Les vibrations électro-acoustique du monsieur décollent le papier-peint de chez ta tatie et réconcilient les jeunes divorcés. Responsable de Tapis Vert Gallery.
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Texte sur la dernière exposition : Grégory Le Lay – Les cailloux poreux se gorgent d’eau (archéologie d’une chute)
http://www.foxylounge.com/Gregory-Le-Lay-Les-cailloux-poreux
Le plasticien Grégory Le Lay s’expose à Marseille, à la galerie Tapis Vert (41 rue Tapis Vert 13001 Marseille) du 8 juin au 29 juin 2012.
Dans le cadre de l’exposition, la galerie Tapis vert invite pour un dernier évènement de l’année Marta Zapparoli & Martin Kuentz, résidants à Berlin, pour une semaine de résidence (Du 18 au 22 juin) qui sera clôturé le vendredi 22 juin par un concert performance de Marta Zapparoli & Martin Kuentz, et un duo de Virgile Abela & David Oppetit.
Dans notre imaginaire du monde rural, il y a souvent l’idée d’authenticité, du culte des origines, accompagnée d’une idéalisation du rapport à la terre comme étant plus proche de notre propre nature. Le problème c’est que notre nature à nous, elle n’existe pas, et reste condamnée à s’inventer dans l’incertitude et le bricolage avec le monde. Quand il a expérience, il y a nécessairement déplacement, désapprentissage, transformation.
Grégory Le Lay a ramené une plante des Azores, un archipel portugais en plein Atlantique où il s’est installé récemment. Il s’agit de la longose (Hedychium gardnerianum), une plante dite décorative qui recouvre le paysage de l’archipel de ses belles fleurs jaunes très parfumées. Mais rien n’est ce qu’il paraît. La longose n’a pas toujours fait partie de ce paysage dit intemporel, elle est originaire de l’Himalaya et n’a été introduite sur les îles qu’au milieu du XIXème siècle, devenant par la suite envahissante et agressive pour les autres espèces. La nature voyage donc. Et cache parfois son désir de conquête derrière une beauté ornementale. Devenue plante non gratta sur l’île, l’artiste l’a fait ainsi voyager encore une fois et introduit maintenant cette peste végétale en milieu climatisé, celui de l’art contemporain.
L’exposition suinte le monde rural et l’agriculture comme rarement dans une galerie. Mais plutôt que bucolique et pastoral, son univers décèle une solitude anti-héroïque, faite de temps morts, d’ennui rayonnant, d’effacement de soi pour ne devenir qu’une éponge, d’où le titre de l’exposition. Il y a donc de la terre, mais en attente, non cultivée. Les pommes de terre, percées par des crayons, ne servent ici qu’à former une représentation inachevée de l’atome. Il y a une veste aux motifs maritimes qui ne garde que la trace d’une activité agricole absente. Il y a des branches d’arbre bien coupées et alignées pour un brasier qui ne viendra pas. Les gestes répétés deviennent ici la trace d’un labeur plus silencieux, à l’intérieur de soi, rendu possible dans cette île par l’enfermement en plein air et l’incompréhension de la langue parlée par ses habitants. Les sacs de nourriture pour animaux, posés à l’entrée de la galerie, sont remplis de vide, de ballons de baudruche. Il n’y a parfois pas de quoi se nourrir d’autre que de soi-même, de sa capacité à inventer un monde à soi à partir du nôtre. Pour la série des “Chasseurs de vide”, Grégory Le Lay redessine des vieilles gravures de représentations héroïques de la chasse et de la pêche, en y introduisant une forme géométrique blanche à l’endroit de la proie. La bravoure est ici ramenée à sa dimension pathétique, ou alors, il s’agit de partir en conquête de tableaux monochromes, d’un monde redevenu un langage abstrait.
Sur un dessin, deux dindons sont entourés d’un paysage géométrique, avec croquettes volantes et troncs d’arbres carrés, comme une projection de ce qui serait leur regard kaléidoscopique. Les animaux sont d’ailleurs très présents dans le travail de Grégory Le Lay, non pas sous le mode de la fable mais comme des animaux de compagnie sauvages. Il s’agit moins de parler leur langage que de vivre avec eux. Posé sur un socle blanc, un tronc d’arbre déjà mort est devenu la caserne d’une armée de fourmis, accompagné d’un gâteau posé là comme une exhortation à leur envahissement de l’espace.
Les animaux sont encore au centre de la vidéo “L’Enclos” où il transforme la cour d’une ferme en théâtre sonore où se confondent les bruits de la route avoisinante, ceux des chèvres et la symphonie du chaos créée par un ensemble de personnes réunies dans ce cercle, plongées dans un autisme que n’est autre que la célébration muette de l’invention d’une communauté. Une famille où tout repose sur l’écoute et la tentative de créer des accords dans le désordre pré-existant. L’invention à plusieurs de cet espace, plutôt que de produire un enfermement, cherche à bricoler un nouveau langage pour l’écoute des autres et du monde qui les entourent.
Il n’y a donc pas de hasard si Grégory Le Lay a choisit d’habiter une île. Quand l’espace paraît se rétrécir, l’horizon est à perte de vue, partout. Et pour voir cela, il n’est même pas nécessaire d’ouvrir les yeux, il suffit d’écouter le sol. Sur une image de presse agrandie, placée dans la galerie comme une énorme pancarte, il est question d’une coulée de boue qui a détruit une partie des habitations et des cultures de l’île, ce qui rappelle inévitablement son caractère volcanique encore en activité. La violence de la terre sur laquelle nous posons nos pieds, son mutisme consentant, se réveille de temps à autre pour rappeler le chaos permanent sur lequel nous essayons de construire nos certitudes, nos structures, nos vies. Avec la violence d’un enfant, le travail de Grégory Le Lay est alors cette lave qui réveille l’espace, avec de la terre, des fourmis et de la mélancolie volcanique. Texte de Pedro Morais.
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Expérience professionnelle:
2009:
-Tournage du film concert pour 50 chèvres
– Exposition collective « DRIFT » Galerie MK2, Londres
-Intervenant artistique au CCAS de Menton, création d’un spectacle « cabaret-sonore »
2008:
-Exposition personnelle « WAIKIKI DOG PERFORMANCE », Bordeaux
-Exposition personnelle « PRISONERS OF DIMENSION 0 » Galerie STAALPLAAT, Berlin
2007:
-En Résidence au Groupe de Recherche et d’ Improvisation Musicale, Marseille
-Enregistrement du disque auto-produit « KITCHEN SPANK DART COME »
-Exposition « LET’S TWIST AGAIN »? Le Distributeur Officiel, Marseille
2006:
-Montage d’expositions pour la galerie Laurent Godin, Paris
-Commande du théatre national d’Auxerre, travail en collaboration avec la compagnie Que Cirque
-Création de la pièce Que Plasti Que, tournée régionale de 25 dates
2005:
-Obtention de la bourse individuelle à la création de la ville de Paris
-Création du groupe d’improvisation sonore Gli Storp
-Début de représentations à travers l’Europe (cf : dates de concert et de performances)
-Vacations en arts plastiques aux collèges François Oeben et Claude Chappe, Paris
2004/2003:
-Coordinateur et assistant aux ateliers Boisson de la ville de Marseille
2002:
-Assistant de l’artiste photographe Valérie Jouve
-Conception et édition d’un livre d’artiste aux éditions Hazan
-Exposition collective à l’espace André Malraux, scène nationale, Chambéry
-Tournage du film en 16 mm LUMPEN OX à Glasgow
Depuis 2001:
-Réalisations et montages vidéo autour de ma grand-mère Roselyne Pranger
Diplômes :
-2003: Diplôme National d’Expression Plastique (DNSEP) avec mention, école nationale supérieure des beaux arts de Marseille
-2001: Diplôme National d’Arts Plastiques (DNAT) avec félicitations du jury, école nationale supérieure des beaux arts de Marseille
-1998: Brevet de Technicien maquettiste au lycée Marie Curie, Marseille
Dates de concerts et performances 2005/2010:
2010:
-Concert: Pierre Chiffon et Barry Wet à l’ Entropy, Marseille
-Live radio, sur Radio Galère Coq à l’âme et dames aux lits
-Intervention performance dans le cadre du festival ART et TERRORISME à l’ Embobineuse, Marseille
2009:
-Concert avec les pensionnaires du CCAS de Menton
-Concert SIROP A OISEAU JAUNE, Sonothèque DATA, Marseille
-Performance sonore à la galerie MK2, Londres
-Concert de musique improvisée à l’ Embobineuse, Marseille
2008:
-Concert à l’espace 44, Paris
-Performance sonore avec le label STAALPLAAT à Berlin
2007:
-Concert « placard » Écoute au casque à l’agence XP à Paris
-Représentation expérimentale au club Kita à Berlin
-Concert événement à Antje Oklesound, Berlin
-Première partie du saxophoniste expérimental Antoine Chessex, salle Festsaal Kreuzberg, Berlin
-Accompagnement musical d’image cinématographique, à la salle de projection SALON BRUIT à Berlin
-Concert au Festival du Soleil de Marseille avec l’artiste Felix Fujikoon
-Concert Loto électronique, Karaoké à la Machine à Coudre, Marseille
-Concert avec la performeuse Penelopex au Guscio à Naples, Italie
2006:
-Live à la radio Libertaire, émission Epsilonia, Paris
-Concert « Salon biscotte vin blanc », au Distributeur Officiel, Marseille
-Résidence sur la spatialisation du son et l’acoustique à l’atelier d’architecture Plastol, Marseille
-Concert « Singeries électronique » à la Citée Radieuse du Corbusier, Marseille
-Concert à la Machine à Coudre, Marseille
-Concert à L’OPA avec les groupes Méta Sax et Drum Things, Paris
2005:
-Mini performances 5/6 aux ateliers d’artistes de La Générale, Paris
-Concert au Projet 101, Paris
-Concert aux Caves du Zorba, Paris
-Accompagnement de la danseuse Mindora Duchamp dans le coffre fort de la Bank, (ancienne banque désaffectée) Paris
-Concert écoute au casque Festival « Placard », Marseille
-Concert dans les caves de l’hotel Art Hostel, à Sofia, Bulgarie
-Concert au centre culturel RED HOUSE de Sofia, Bulgarie
-Concert au Cinéma REX de Belgrad, Serbie
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Concert pour 50 chèvres
Il existe une zone et nous y sommes enfermés.
Il ne s’agit pas d’un territoire interdit, mais d’un espace sanctuarisé.
Il est difficile d’y pénétrer. Certains, qui y ont leur place légitime n’y sont pas parvenus.
Pierre, resté à l’extérieur frappe la grille, fou.
A l’intérieur l’espace devient celui d’une négociation, d’un croisement de mobiles.
La musique est la motivation de notre claustration.
A forces d’incises, de retouches, cette conférence prend corps, se dessine avec des contours précis.
L’enclos est un terrain de bataille, qui suit ses propres règles et révèle nos intentions.
Nous souffrons d’un bel embarras.
Au milieu des chèvres nous luttons, en situation de domestication.
« Je suis la porte des brebis et qui passe en moi sera sauvé »
Le bruit de l’autoroute au loin, nous presse encore dans l’enceinte.
Nos visages impassibles, en forme de masques empruntent le regard résigné, fat des bêtes.
La chèvre mythique observe, les âmes égarées…
Après demain de bacchanale, nous résistons, le mobile n’est pourtant pas sérieux, annoncé absurde.
Mais nous ne jouons pas, détenus, graves.
Il faut composer, se cabrer.
Les sons se mélangent, se confondent tout à fait et l’espace se tient par les raisons même qui le menace d’éclatement.
L’enclos impose et révèle nos figures.
Il dépouille, met à nu les stéréotypes aliénés, égarés, entre intensité et étendue, entre le jour et la nuit.
Grégory le mystagogue discret, a tout combiné pour nous captiver dans son territoire.
Marie la prêtresse rompue, ressasse.
Nicolas est muselé, réprimé.
Les enfants de cœur font de la cuisine électronique.
Et le vieux sage rassemble la clique.