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  • Armelle de Sainte Marie, Betty Woodman, Claire Colin-Collin, Julia Scalbert, Marie Ducaté, Marie Zawieja, Marie-Claude Bugeaud
  • Les unes avec les autres… À Shirley Jaffe
  • Marie-claude Bugeaud, L’origine. 2005. 195x227 cm. acrylique huile et papiers collés sur toile. Diptyque 195x130 cm et 195x97cm.

    Marie-claude Bugeaud, L’origine. 2005.
    195×227 cm. acrylique huile et papiers collés sur toile. Diptyque 195×130 cm et 195x97cm.

    Commissariat : Romain Mathieu
    Sur une proposition de Béatrice Le Tirilly et Barbara Satre, directrices de la Galerie Béa-Ba

    Du vendredi 3 février au samedi 25 mars 2017
    Vernissage jeudi 2 février de 18h à 20h30

    L’EXPOSITION

    Du 3 février au 25 mars 2017, la Galerie du 5e expose les peintures et œuvres picturales de 9 artistes contemporaines, femmes et peintres ! « Les unes avec les autres… à Shirley Jaffe » rend hommage à la peintre américaine disparue en septembre 2016.

    Un commissariat de Romain Mathieu sur la proposition de Béatrice Le Tirilly et Barbara Satre qui dirigent la Galerie Béa-Ba à Marseille.

    Les toiles de Marie-Claude Bugeaud, les pièces sur soie peintes de Marie Ducaté, les bois peints et sculptés de Nathalie Da Silva et la présence d’œuvres de Betty Woodman, artiste américaine de renommée, témoignent d’un dialogue permanent entre les femmes artistes peintres d’aujourd’hui.

    Et ce bien au-delà des frontières et des châssis !

    COMMISSARIAT DE L’EXPOSITION

    Les unes avec les autres … à Shirley Jaffe
    Commissariat : Romain Mathieu, sur une proposition de Béatrice Le Tirilly et Barbara Satre, Galerie Béa-Ba

    Être avec…
    Dans un moment où la peinture connaît un renouveau d’intérêt mais où il est difficile de définir des orientations, il est urgent de montrer que les artistes n’attendent pas les commentateurs pour se regarder, dialoguer et penser des affinités.

    Les artistes réunies dans cette exposition ne constituent pas un groupe, encore moins une esthétique. chaque démarche diffère mais rencontre celle d’une autre artiste, voire de plusieurs autres, par delà les pratiques et les générations mais aussi par delà les frontières. Pour les artistes plus jeunes, des démarches plus affirmées ont pu être un point d’appui, des références qui permettent de briser l’isolement de l’atelier.

    Il est donc question dans cette exposition d’échanges, d’un partage d’une sensibilité et d’un positionnement à l’égard de la peinture qui n’est pas que formel mais aussi historique et éthique. cette solidarité souvent silencieuse, parfois plus concrète dans l’organisation d’expositions par les artistes elles-mêmes, témoigne de la conscience d’un commun qui accompagne les œuvres.

    Ce n’est pas un hasard que cette communauté picturale apparaisse d’abord chez des femmes dont on est toujours plus prompt à remettre en doute la légitimité. Dans ces relations se manifestent ainsi un engagement et la nécessité de répondre aux processus de marginalisation qui peuvent s’opérer dans le champ artistique comme dans le reste de la société.

    Shirley Jaffe décédée récemment et dont l’œuvre a été pour ces artistes en france un repère im- portant partageait cette conscience. si il y a du féminisme dans cette pratique de certains peintres femmes qui consiste à avancer ensemble, c’est peut-être parce que cette façon d’être en peinture participe comme l’a très justement soulevé Shirley Jaffe « d’une meilleure conscience collective ».

    Romain Mathieu, commissaire d’exposition

    Galerie Béa-Ba

    La galerie Béa-Ba nait de l’association entre Béatrice Le Tirilly et Barbara Satre. Elle accompagne dans leurs parcours aussi bien des artistes émergents que déjà reconnus, notamment au niveau institutionnel, muséal ou dans le marché de l’art. L’espace de la galerie est ouvert aux artistes européens et internationaux. Sans jamais aucun principe restrictif, Béa-Ba fait œuvre d’engagement, en particulier pour la peinture contemporaine encore insuffisamment représentée.

    Le catalogue de la galerie est exigeant pour soutenir des artistes d’univers très différents comme Stéphane Bordarier, Didier Demozay, Ulrich Wellmann, Marie-Claude Bugeaud, Jean Laube, Arthur Aillaud, Anthony Vérot ou Bruno le Bail. Il s’agit donc de bâtir une aventure collective. Béa-Ba collabore étroitement avec des critiques d’art, des chercheurs, des acteurs du monde culturel et intellectuel pour faire vivre les œuvres toujours davantage.

    galerie-bea-ba.com

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    MARIE – CLAUDE BUGEAUD

    Née en 1941 à Paris

    Marie-claude Bugeaud est une figure importante de la peinture abstraite en france.

    Son long parcours se caractérise par une constante recherche de la peinture pure. Avec une palette très personnelle faite de tons acides et toujours vifs, l’artiste nous convoque au combat quintessentiel du fond et de la forme. Ses toiles imposantes s’inscrivent magistralement dans l’espace qui les accueille de sorte que les tensions chromatiques vivantes dans la peinture se déploient bien au delà des limites du tableau.

    L’exposition très remarquée de Marie-claude Bugeaud à l’Hôtel des arts de Toulon en 2009 est venue consacrer ce travail d’exception.

    « Dans mon travail, deux éléments sont privilégiés, la couleur presque monochrome, liquide, répandue ou badigeonnée sur la toile ou plus dense dans les petits tableaux, puis dans un autre temps le dessin avec le pinceau d’une couleur en contraste avec l’espace peint et qui selon les moments forme des lignes ou ce que j’appelle « les points ». Ces formes minimalistes, en opposition avec la transparence du fond, sont peintes comme pour casser la séduction de la couleur. » Marie-claude Bugeaud, décembre 2016.

    marieclaude.bugeaud.free.fr

    Marie-claude Bugeaud. sans titre, 190 x 160 cm, acrylique et huile sur toile, 2014.

    Marie-claude Bugeaud. sans titre, 190 x 160 cm, acrylique et huile sur toile, 2014.

     

    CLAIRE COLIN-COLLIN

    Née en 1973 à la Tronche (Isère). Vit actuellement au Pré-Saint-Gervais et travaille à Bobigny.

    Claire colin-collin conçoit son tableau comme un objet fuyant. Le métier de peindre s’articule alors autour de trois actions fondamentales : faire, défaire, refaire. Les couleurs sur le support dialoguent dans une tension ininterrompue, de toiles en toiles, entre apparitions et disparitions, afin de jouer l’éternel retour de la peinture. L’œuvre se montre dans un mouvement de dépouillement et témoigne d’une durée, d’un geste, d’un passage de la ligne, d’une accumulation de matière.

    Elle exprime un travail, la vie même de la peinture, simplement. Claire Colin-Collin a récemment montré son travail à « l’art dans les chapelles » en Bretagne, à « l’h du siège » à Valenciennes, ainsi qu’à la galerie Djeziri-Bonn (Paris) et à la galerie Béa-Ba (Marseille).

    Elle dit : « Je suis sans cesse mobilisée par la capacité de la peinture à faire disparaître autant qu’apparaître. Jusqu’aux spectres. Je barre. La rature dessine. Ce qui se perd donne lieu à ce qui reste. L’empilement des couches ainsi que les recouvrements et les retraits luttent avec la disparition. »

    clairecolin-collin.ultra-book.com

    claire colin-collin. sans titre, 165 x 150 cm, peinture acrylique sur toile, 2014

    claire colin-collin. sans titre, 165 x 150 cm, peinture acrylique sur toile, 2014

     

    NATHALIE DA SILVA

    Née en 1975, vit et travaille à Arcueil.

    Nathalie Da Silva pratique le dessin sur des feuilles de grandes dimensions ou sur bois peints et creusés. Son inspiration vient tout droit de formes et de lignes glanées dans son quotidien ou au cours de promenades quelles qu’elles soient.

    « tout est écart.
    ecart entre ce que je vois et ce que je pense,
    entre ce que je pense et ce que je fais,
    entre ce que je fais et ce qui se fait.
    c’est dans cet écart que je peins.
    comme un insecte creuse et dessine aveuglément ce qu’il voudrait voir. »

    Nathalie Da Silva a exposé ses travaux à la Galerie du Haut Pavé et Galerie Olivier Nouvellet à Paris, au Musée d’art Moderne de St Etienne, à l’Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles, à la Vigie de Nîmes, à la Macc chaillioux de Fresnes, au GAC à Annonay.

    www.facebook.com/nathalie.dasilva.18400

     

    ARMELLE DE SAINTE-MARIE

    Née en 1968, travaille à Marseille et Toulouse.

    À travers ses peintures et ses dessins, Armelle de Sainte Marie mène une Odyssée colorée qui a trait au paysage, intérieur, onirique, parfois organique. Elle développe un univers qui propose des espaces suspendus, tendus entre presque figuration et abstraction, des géographies imaginaires ambigües dans lesquelles les formes semblent engendrer elles-mêmes leurs propres péripéties vitales.

    Elle a exposé son travail à la Galerie du Tableau, la Galerie Mourlot, l’Artothèque Antonin Artaud (Marseille), a été présentée à la Vigie (Nîmes), et à l’Artothèque Intercommunale Istres Ouest Provence, à Progress Gallery, au salon Jeune création et chez Alain Coulange (Paris), ainsi qu’à Londres et New-York avec la Galerie Look&listen.

    www.armelle-desaintemarie.com

    armelle de sainte-Marie. Odyssée 31, 116 x 89 cm, acrylique sur toile, 2016

    armelle de sainte-Marie. Odyssée 31, 116 x 89 cm, acrylique sur toile, 2016

     

    MARIE DUCATE

    Née en 1954, vit et travaille à Marseille.

    En 2016, l’exposition « le Bien-aller » présentait à la galerie Art-cade les œuvres récentes peintes sur calque et tissu de Marie Ducaté, série à redécouvrir dans l’exposition « les unes avec les autres ».

    « Des pièces de soies peintes aux couleurs souvent vives et aux motifs abstraits sont associées à des morceaux de papier calque blanc rendus volumineux par le pliage ou le froissement. Dans cette mise en scène des supports, le calque apparaît comme un passage vers le tissu peint, la première étape du processus. le dialogue des matières met en évidence ce qui est en jeu dans l’utilisation des tissus par Marie Ducaté. Celle-ci développe son travail de peintre sur ce support depuis quelques années, après avoir abordé notamment la céramique ». André Rouillé, juin 2016 à propos de l’exposition « Marie Ducaté – le Bien-aller ».

    www.marie-ducate.com

    vue d’exposition « le Bien-aller », galerie art-cade, 2016 © Marie Ducaté.

    vue d’exposition « le Bien-aller », galerie art-cade, 2016 © Marie Ducaté.

     

    YIFAT GAT

    Née en 1969 à Tel-Aviv, Israël. Vit et travaille à Saint-Chamas.

    Claire colin-collin : Je vois des espaces dans un espace. Des lignes créant de l’espace. un espace abstrait, un espace mental. tu dessines dans l’espace de la toile ou tu dessines l’espace de la toile ?

    Yifat Gat : Les deux. J’aime beaucoup jouer ce jeu de « différents espaces », cela me plaît d’alterner entre les deux. J’ai beaucoup contemplé les icônes médiévales, qui sont pour moi les maîtres de l’aplatissement de la perception 3D, en croyant vraiment à ce concept. J’adore fonctionner de cette façon, faire semblant de travailler à plat et ensuite aller contre mes propres règles.
    C : Justement, qu’est-ce que tu regardes, en termes de paysage et en termes d’art ?
    Y : Ha! Tout. La machinerie, l’architecture, l’urbanisme, des dessins techniques, toute chose faite par l’homme m’intéresse. Mais aussi les fleurs, la lumière. J’aime l’entrée de la ville de Marseille, la relation entre ce grand pont horrible et l’eau bleue de la Méditerranée, les bateaux, les trains, les aéroports.
    C : Et ton geste : comment il se pose, comment il avance ? cherches-tu une sorte de geste minimal ?
    Y : Oui, effectivement, j’ai une préférence pour l’ambiance minimale, mais comme mon geste est très désordonné par nature, le résultat se compose des deux.
    C : Il y a de la solitude dans ton travail.
    Y : C’est vrai ? Je n’y ai jamais pensé, qu’est-ce que cela veut dire? Je me rappelle qu’Agnes Martin disait : « Je dessine avec mon dos au monde ». Je ressens rarement cela, je me sens plutôt comme au milieu d’une grande conversation avec tous les peintres que j’observe.

    www.gatyifat.com

    yifat Gat. sans titre, 200 x 150 cm, acrylique sur papier canson, 2016. sans titre, 50 x 50, acrylique et huile sur toile, 2016

    yifat Gat. sans titre, 200 x 150 cm, acrylique sur papier canson, 2016. sans titre, 50 x 50, acrylique et huile sur toile, 2016

     

    JULIA SCALBERT

    Née en 1984. Elle vit et travaille à Marseille.

    La peinture de Julia Scalbert s’élabore par succession de couches fines et transparentes desquelles naissent des espaces, des “objets” peints, qui se dérobent à toute identification aussi bien lorsque l’on pense à ce qu’ils pourraient représenter qu’aux matériaux dont ils pourraient être faits.

    Il s’agit d’inventer, de trouver des formes nouvelles sans se soucier de ce qu’elles sont, de leur fonction : la seule qui leur est donnée est d’être le sujet de la peinture, n’existant que par leur image.

    Son travail a récemment été exposé à Séoul (art space Boan), au centre d’art contemporain de Meymac, à la Galerie du haut Pavé, à la Fondation Zervos. En 2015 elle est lauréate du Prix de peinture novembre à Vitry.

    www.juliascalbert.com

    Julia scalbert. sans titre, 135 x 165 cm, acrylique sur toile, 2016.

    Julia scalbert. sans titre, 135 x 165 cm, acrylique sur toile, 2016.

     

    MARIE ZAWIEJA

    Née en 1972 à Gardanne. Vit et travaille à Toulouse.

    En 2016, l’exposition collective « a quoi tient la beauté des étreintes » du frac auvergne présentait les petites peintures « a quoi tient la beauté des montagnes ? » de Marie Zawieja, série à redécouvrir dans l’exposition « les unes avec les autres ».

    Le point de départ de cet ensemble est la lecture d’une conférence de franz schrader intitulée “a quoi tient la beauté des montagnes” tenue en 1857 au club alpin. Randonneur, dessinateur et peintre, Franz Schrader mettait en avant l’expérience physique et sensoriel de la montagne comme moyen de connaissance. J’ai voulu confronter cette vision à une démarche d’inventaire des formes de la montagne dans le parc naturel des Pyrénées lieu de randonnées de Schrader. Aussi chaque peinture est un élément de langage constitutif des représentations de la montagne autant fait d’objets architecturaux, le tunnel, le barrage, le pont que naturels comme le lac, le brouillard, la cascade que de notions plus abstraites comme le lointain, la vue plongeante.

    alaincoulange.com/marie_zawieja

    Marie Zawieja. a quoi tient la beauté des montagnes, 20 x 20 cm, huile sur bois, 2016.

    Marie Zawieja. a quoi tient la beauté des montagnes, 20 x 20 cm, huile sur bois, 2016.

     

    BETTY WOODMAN

    Née en 1930 à Norwalk (USA). Vit et travaille à New-York city (USA) et Antella (Italie).

    Betty Woodman a commencé à travailler en 1950 avec l’argile comme médium de prédilection. Tout au long de sa pratique, elle a constamment exploré de nouvelles techniques et des supports. L’audace conceptuelle de Woodman réside dans son ambitieuse expérimentation : elle combine des matériaux aussi improbables que la peinture laquée sur de la terre cuite ou encore un glacis souvent utilisé sur les céramiques anciennes qu’elle pose sur papier. De façon significative, la manière dont elle combine la céramique et la peinture dans ses œuvres tridimensionnelles résonne avec les jeunes générations d’artistes. Tout son travail se rapporte à sa céramique, à son design décoratif, à ses images et à l’utilisation inattendue de la matière, et peut être considérée comme un moyen d’explorer sa sensibilité picturale.

    Alors que le travail de l’artiste est présenté à travers le monde, l’institut d’art contemporain de Londres lui consacre, en 2016 une exposition personnelle « Betty Woodman : theatre of the Domestic ». Les œuvres de Betty Woodman ont intégrées les collections permanentes du Boston Museum of fine arts, de l’International Ceramic Museum en Italie et du Musée des arts Décoratifs de Paris.

    Entre 1993 et 1994, puis 2002 et 2004, Betty Woodman réalise plusieurs séries à Marseille avec les équipes du CIRVA – Centre International de Recherche sur le Verre et les Arts Plastiques. Une sélection d’œuvres issues de la collection de cette institution, sera présentée au sein de l’exposition.

    Betty Woodman. Still Life I, 1993-1996 © B. Montagnier / CIRVA. Collection CIRVA

    Betty Woodman. Still Life I, 1993-1996 © B. Montagnier / CIRVA. Collection CIRVA

     

    AUTOUR DE L’EXPOSITION

    Avec la complicité des artistes et de Romain Mathieu, commissaire de l’exposition, la Galerie Béa-Ba propose en regard de l’exposition, une sélection d’ouvrages, de livres d’artistes, de revues spécialisées et d’éditions qui traiteront de la peinture contemporaine. Un point de départ ou d’arrivée de la visite qui permettra aux visiteurs de saisir le contexte particulier dans lequel les femmes artistes peintres évoluent aujourd’hui.

    EVENEMENT

    Mercredi 8 mars – Galerie du 5e – 18h-20h
    Performances & rencontres

    Officialisée par les nations unies en 1977, c’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes et de faire entendre leurs revendications. Certaines artistes de l’exposition « les unes avec les autres » seront présentes à la Galerie du 5e pour un programme de performances, rencontres et discussions autour des enjeux et du statut de la femme artiste, dans la peinture contemporaine aujourd’hui.

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