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  • Roberta Garieri, curatrice de Dos Mares
  • Pouvez-vous nous résumer vos missions ?

    En tant que chercheuse et curatrice indépendante, je fais partie de l’équipe curatoriale de Dos Mares et je travaillerai sur la programmation des activités publiques aux Ateliers Blancarde, le nouveau projet de Dos Mares. Jusqu’à présent je suis intervenue particulièrement pour l’accompagnement des artistes en résidences ; des moments de suivi critique profond, basés sur le dialogue et à travers desquels les artistes sont porté.e.s à s’interroger constamment sur leur pratique et leur éthique de travail. Il s’agit aussi des moments de partage de connaissances et d’expériences. Pour moi c’est passionnant de voir la manière dont la pensée évolue, en s’articulant dans des directions invisibles au début.

    Quel chemin vous a conduit à l’art contemporain ?

    Mon parcours a été plutôt linaire, mais je peux dire qu’il a été aussi un peu hybride car j’ai transité entre les études littéraires, l’art visuel et les études curatoriales.
    Actuellement, je fais un doctorat en histoire de l’art à l’université de Rennes 2, mais je tiens ouvert le lien entre la recherche théorique et le domaine de la production culturelle, l’une nourrit l’autre.

    Quelques mots sur la relation qui se crée entre vous et les artistes ?

    Dans un sens général, la relation qui se crée entre moi et les artistes est celle qui se crée entre personnes. La rencontre et le feeling, qui peuvent ou pas se tisser, suivent un ordre qui est celui naturel de la vie.
    Cependant, quand au milieu il y a une relation professionnelle – même si je n’aime pas trop ce mot – je rejoins Laurent dans le fait qu’il faut séparer l’amitié des responsabilités qu’on a devant ce en quoi on s’engage.

    Quelle oeuvre emporteriez-vous sur une île déserte ?

    Un de « Los precarios » de Cecilia Vicuña.

    Quel rituel vous manque quotidiennement en cette période si particulière de confinement ?

    Je n’ai pas des vrais rituels dans mon quotidien et je suis consciente que la cause est la vitesse du temps imposés sur nos corps et nos vies. J’espère qu’une fois dépassée cette phase, nous pourrions apprendre à « ré-enchanter le monde », pour le dire avec les mots de Silvia Federici. Il faudra imaginer une nouvelle relation au temps et à l’autre, en tissant des nouvelles unions pour toutes les vies, humaines et non-humaines. Je pense que l’art a dans cela un énorme potentiel qu’il faudra réveiller.

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